Modèle de diagramme PERT Excel : le chemin critique calculé, pas deviné

Vous indiquez ce qui bloque chaque tâche ; le classeur en déduit les dates, la fin au plus tard, la marge de chaque tâche et le chemin critique. Jours ouvrés et jours fériés compris, sans macro.

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Le principe : un PERT ne sert pas à dessiner des cases
Il sert à savoir quelles tâches commandent la date de fin.

La date de fin dépend d'une seule chaîne de tâches

Sur dix tâches, six seulement décident de la date de livraison : celles qui s'enchaînent sans aucune marge. Les quatre autres peuvent glisser de plusieurs jours sans rien changer. Tant que cette chaîne n'est pas identifiée, on surveille tout avec la même inquiétude, et on rate celle qui compte.

Une tâche attend souvent plusieurs choses à la fois

L'intégration du catalogue attend les fiches produits, le site développé et les photos. C'est la plus tardive des trois qui fixe son début, et cette plus tardive change dès qu'une autre prend du retard. Un calcul qui ne suit qu'un seul prédécesseur donne une date fausse sans le dire.

Une marge n'est pas du temps libre

Dire qu'une tâche a huit jours de marge, c'est dire qu'elle peut glisser de huit jours sans repousser la fin du projet. Pas qu'on peut la commencer huit jours plus tard sans conséquence : la marge se partage avec les tâches qui la suivent sur la même branche.

Ce que contient le classeur

Quatre onglets, aucune macro, tout est visible et modifiable. Les cellules de calcul sont verrouillées pour qu'une formule ne parte pas par accident ; les cellules de saisie restent libres.

Un diagramme qui se range tout seul

Chaque tâche se place dans une colonne d'étape, toujours à droite de celles qui la bloquent. Chaque case reprend ce que montre un nœud PERT : l'identifiant et le nom, les tâches qui la bloquent, la marge, puis le début, la durée et la fin. Les tâches du chemin critique passent en rouge, et un bandeau en haut donne le début et la fin du projet, sa durée et le nombre de tâches critiques.

Jusqu'à trois tâches bloquantes par ligne

Pour chaque tâche, choisissez dans une liste déroulante ce qui doit être fini avant qu'elle démarre. Son début devient le plus tardif des « fin de la tâche bloquante plus un jour », décalage compris. Un décalage sert à une attente après la tâche, comme une validation bancaire ; un début imposé, à une date qu'on ne peut pas avancer, comme la venue d'un photographe.

La fin au plus tard, la marge et le chemin critique

Après le calcul des dates au plus tôt, le classeur refait le chemin à l'envers depuis la fin du projet : pour chaque tâche, la date où elle peut finir sans rien repousser. L'écart entre les deux donne sa marge en jours. Une marge nulle place la tâche sur le chemin critique, et la ligne passe en rouge.

Des dates en jours ouvrés, fériés déduits

Un réglage décide si les durées comptent les week-ends ou non, et une liste de jours fériés, préremplie jusqu'à fin 2027, est retirée du calcul. Les dates, les marges et la durée totale du projet suivent ce réglage. Une colonne Contrôle signale ce qui fausse le calcul : durée manquante, tâche bloquante inconnue, lien en double, début imposé dépassé.

Un réseau de tâches utile n'est pas un réseau complet. C'est un réseau où l'on voit, en rouge, ce qui ne peut pas glisser.

Comment s'en servir

Cinq étapes. La troisième est celle qui fait le diagramme : indiquer ce qui bloque, plutôt que saisir des dates.

1
Onglet Paramètres : posez la date de début
2
Listez les tâches et leur durée
3
Indiquez ce qui bloque chaque tâche
4
Ajoutez décalages et débuts imposés
5
Lisez les marges et le chemin critique
Étape 1Onglet Paramètres : posez la date de début
Étape 2Listez les tâches et leur durée
Étape 3Indiquez ce qui bloque chaque tâche
Étape 4Ajoutez décalages et débuts imposés
Étape 5Lisez les marges et le chemin critique

Les dépendances arrivent avant la mauvaise exécution

Parmi les causes d'échec relevées par le PMI, les enchaînements mal identifiés pèsent plus lourd que la procrastination ou le manque de moyens.

  • 26 %

    des projets qui échouent citent des dépendances entre ressources mal identifiées

    PMI, Pulse of the Profession 2018, 4 455 praticiens
  • 12 %

    citent des dépendances entre tâches mal identifiées

    PMI, Pulse of the Profession 2018
  • 3e sur 15

    savoir organiser les différentes tâches, cité parmi les principaux défis des PME françaises

    Capterra 2018, 753 personnes

Une dépendance non déclarée ne se manifeste qu'au moment où elle bloque. À ce stade, elle ne se règle plus, elle se subit.

Où ce classeur s'arrête

Le classeur calcule juste, tant que le réseau reste de taille humaine et que le plan ne bouge pas trop. Quatre choses lui échappent, et aucune ne se rattrape par une formule de plus.

L'incertitude

Une seule durée par tâche

La méthode PERT d'origine pondère trois estimations, optimiste, probable et pessimiste. Le classeur n'en prend qu'une : la date de fin qu'il affiche est donc une date, pas une probabilité. Si vos durées sont fragiles, la marge affichée l'est tout autant.

Les personnes

Le calcul ignore qui fait quoi

Deux tâches critiques qui tournent en parallèle peuvent tomber sur la même personne, et le classeur les planifie comme si elle se dédoublait. Il ne sait rien des absences ni de la charge de chacun : la date est juste sur le papier, pas forcément dans les agendas.

Le suivi

Le réseau décrit le prévu, pas le réel

Quand une tâche prend du retard, il faut corriger sa durée à la main pour voir le chemin critique se recalculer. Rien ne garde la version d'avant, et rien ne dit de combien le projet a glissé depuis le premier plan.

Le dessin

Des cases, pas de flèches

Un tableur ne sait pas tracer des liens qui suivent les données. Chaque case indique donc les tâches qui la bloquent, et le diagramme affiche huit étapes et six tâches par étape au plus. Au-delà, le calcul reste juste dans l'onglet Tâches, mais le réseau ne se lit plus d'un coup d'œil.

Aucun de ces quatre points n'est un défaut du modèle. Ce sont les limites d'un réseau tenu à part du projet qu'il décrit.

Le tableur, puis après

Avant

Avec le classeur

Le bon outil pour poser un premier réseau et repérer ce qui ne peut pas glisser.

  • Trois tâches bloquantes au plus par ligne
  • Des cases sans flèches entre les tâches
  • Les durées se corrigent à la main à chaque retard
  • Une boucle entre deux tâches casse le calcul
  • Rien ne relie le réseau aux personnes et à leur charge
Apres

Avec Orchesia

La même logique, tenue par l'outil plutôt que par des formules.

  • Autant de tâches bloquantes que nécessaire, reliées en deux clics
  • Les liens dessinés sur le diagramme, le chemin critique en rouge
  • Les dates et le chemin critique recalculés à chaque changement
  • Les boucles et les liens redondants refusés au moment de les créer
  • Chaque tâche a ses membres, et la charge de chacun se lit par période

Vous le faites sur Excel ?

Pour poser un premier réseau de tâches et le montrer en réunion, un tableur fait très bien le travail. Le fichier part immédiatement après validation, sans confirmation à attendre dans votre boîte mail.

Ce que vous recevez

  • Classeur .xlsx de 101 Ko, sans macro, compatible Excel 2019 et Microsoft 365, LibreOffice et Google Sheets
  • Quatre onglets : mode d'emploi, paramètres, tâches, diagramme PERT
  • 50 tâches, trois tâches bloquantes par ligne, jours fériés modifiables
  • Un exemple rempli, l'ouverture d'une boutique en ligne en dix tâches

Votre adresse sert à vous remettre ce fichier. Sans la case ci-dessus, elle ne rejoint aucune liste de diffusion. Politique de confidentialité

Questions fréquentes

Oui, et sans contrepartie au-delà de votre adresse e-mail, qui sert à vous remettre le fichier. Vous n'êtes inscrit à la newsletter que si vous cochez la case prévue pour ça, et le fichier part de la même façon dans les deux cas.

C'est la représentation d'un projet en réseau : chaque tâche est reliée à celles qui doivent être terminées avant qu'elle démarre. De ces liens et des durées se déduisent les dates au plus tôt et au plus tard de chaque tâche, sa marge, et le chemin critique, c'est-à-dire la suite de tâches sans marge qui fixe la date de fin.

Le Gantt pose les tâches sur un calendrier : il montre quand chaque tâche a lieu. Le PERT montre dans quel ordre elles s'enchaînent et lesquelles commandent la date de fin. Les deux se complètent : on construit le réseau avec le PERT, puis on suit le calendrier avec le Gantt.

En deux passes. La première part du début du projet et calcule le début et la fin au plus tôt de chaque tâche, en prenant la plus tardive de ses tâches bloquantes. La seconde part de la fin du projet et remonte le réseau pour calculer la fin au plus tard. La marge est l'écart entre les deux, en jours ouvrés si le réglage est sur Oui. Une marge nulle place la tâche sur le chemin critique.

Parce que la plupart des équipes planifient avec une durée par tâche, et qu'une moyenne pondérée de trois estimations donne une précision apparente que les estimations elles-mêmes n'ont pas. Si une durée est incertaine, le plus utile est de regarder la marge de la tâche : une tâche critique à la durée fragile est le vrai risque du planning.

Que vous avez fixé une date de début, mais que les tâches qui bloquent celle-ci finissent après. Le classeur retient alors la date calculée, plus tardive, et le signale dans la colonne Contrôle. Il faut soit avancer les tâches bloquantes, soit accepter la nouvelle date.

Le fichier est un .xlsx classique, sans macro. Il s'ouvre dans Excel 2019, Microsoft 365, LibreOffice Calc et Google Sheets. Sur Excel 2016 et les versions plus anciennes, les dates se calculent mais la fin au plus tard et les marges affichent une erreur, parce qu'elles reposent sur une fonction apparue avec Excel 2019.

Uniquement celles qui portent une formule ou un en-tête, pour qu'un copier-coller ne les écrase pas. Toutes les cellules de saisie restent libres : paramètres, jours fériés, et les colonnes tâche, durée, bloqué par, décalage et début imposé. Si vous voulez modifier une formule, la protection s'enlève depuis l'onglet Révision avec le mot de passe « orchesia ».

Cinquante tâches, avec trois tâches bloquantes au plus chacune. Le diagramme affiche huit étapes et six tâches par étape ; au-delà, les tâches restent calculées dans l'onglet Tâches et un message indique combien ne tiennent pas dans le dessin.

Le classeur trouve le chemin critique. Le logiciel le garde à jour.

Des liens tracés en deux clics, autant de tâches bloquantes que nécessaire, et un chemin critique recalculé à chaque changement. Essai gratuit 30 jours, sans carte bancaire.