Orchesia vs Excel : jusqu'où va le tableur pour piloter un projet ?

Excel accepte tout ce qu'on y met, et c'est là son mérite comme sa limite. Orchesia modélise le projet (livrables, dépendances, chemin critique) et en déduit le planning.

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Excel peut calculer un planning. Encore faut-il l'écrire, puis le maintenir

Le tableur reste l'outil de gestion de projet le plus répandu, et ce n'est pas une anomalie : il est déjà installé, tout le monde sait l'ouvrir, et une grille vide accepte n'importe quelle méthode. Selon Capterra, 35 % des PME françaises n'utilisent aucun logiciel de gestion de projet, rien d'autre qu'Excel, Outlook ou papier-crayon (étude 2018, 753 répondants dont 250 en PME et ETI).

Et Excel sait faire beaucoup. Une formule du type =MAX(fins des prédécesseurs)+1 propage bien les dates, et un chemin critique se calcule avec des colonnes de dates au plus tôt et au plus tard. Le problème n'est pas la capacité du tableur, c'est que cette logique, vous devez l'écrire vous-même. Elle n'est pas dans l'outil, elle est dans votre classeur, et elle y restera aussi longtemps que quelqu'un saura la maintenir.

Excel vs Orchesia

FonctionnalitéExcel (fichier partagé)Excel 365 (co-édition)Orchesia
Point de départGrille vide ou modèle trouvé en ligneGrille vide ou modèle trouvé en ligneDécoupage du projet (WBS)
Voir le périmètreLignes indentées à la mainLignes indentées à la mainCarte mentale dédiée
Voir les dépendancesColonne texte, ou formules à écrireColonne texte, ou formules à écrireDiagramme dédié (PERT)
Chemin critiquePossible, à programmer soi-mêmePossible, à programmer soi-mêmeCalculé automatiquement
Marges par tâcheNonNonMarge totale et marge libre
Recalcul quand une durée changeFormules à maintenirFormules à maintenirAutomatique
GanttMise en forme conditionnelleMise en forme conditionnelleGénéré depuis le découpage et les dépendances
BaselinesCopie du fichierHistorique des versionsBaselines comparées au planning en cours
Travail simultanéNon, un fichier par personneOui, co-éditionOui, avec curseurs de présence
Charge de l'équipeÀ reconstruireÀ reconstruireVue dédiée, absences comprises
Suivre plusieurs projetsUn fichier par projetUn fichier par projetPortefeuille consolidé
Ce qui se passe au départ de l'auteurLes formules ne se reprennent pasLes formules ne se reprennent pasLe modèle est lisible par l'équipe

Votre date de fin est déjà fixée ? Orchesia a aussi un mode rétroplanning. Voir logiciel de rétroplanning.

Les quatre limites du tableur en gestion de projet

La logique du projet est dans vos formules, pas dans l'outil

Excel manipule des cellules, pas des tâches. Rien ne l'empêche de propager des dates ou de calculer des marges : il faut simplement le programmer, colonne par colonne. Ce travail se refait à chaque changement de structure, et chaque ajout de tâche oblige à vérifier que les plages de formules suivent. Le calcul existe, mais c'est vous qui en êtes l'éditeur.

Le fichier ne survit pas à son auteur

Le planning finit toujours par s'appeler « le fichier de quelqu'un ». Cette personne connaît la logique des onglets, la formule de la colonne M, la raison pour laquelle la ligne 47 est en dur. Le jour où elle change de poste, personne ne reprend le fichier : on en refait un. Le projet perd son historique en même temps que sa structure.

Le versionnage remplace la collaboration

La co-édition existe dans Excel 365, mais l'usage réel reste l'envoi de fichiers. Chacun travaille sur sa copie, et le planning se met à exister en cinq exemplaires : planning_v3_final_VRAI.xlsx. Plus personne ne sait lequel fait foi, et la réponse arrive en réunion, trop tard.

Un tableau ne montre pas une construction

Une grille se lit ligne par ligne, dans un seul sens. Elle ne montre ni l'arborescence des livrables, ni le réseau de ce qui bloque quoi. Or ce sont précisément les deux choses qu'une équipe doit regarder ensemble pour valider un périmètre. Devant un tableau de 200 lignes, la réunion de cadrage tourne à la lecture à voix haute.

Un modèle de projet, pas un fichier

Ce que vous saisissez une fois sert partout ailleurs.

Découper le projet (carte mentale / WBS)

Une arborescence de livrables, construite avec l'équipe sur une vue faite pour ça. La durée d'une activité parente se déduit de ses enfants : impossible d'annoncer un total qui ne correspond pas au détail. Voir le logiciel WBS Orchesia et le tutoriel WBS.

Déclarer les dépendances (diagramme PERT)

Ce qui bloque quoi, sur un graphe et non dans une colonne de texte. Orchesia détecte les cycles et les dépendances redondantes, puis calcule le chemin critique et les marges. Voir le logiciel PERT et le détail des calculs.

Le Gantt est déduit, pas dessiné

Le planning sort du découpage et du réseau. Une durée bouge, tout se recalcule : dates au plus tôt, dates au plus tard, marges, date de fin. Une baseline se fige pour comparer le planning promis au planning en cours.

Tout le monde sur la même version, en direct

Plusieurs personnes travaillent sur la même carte mentale au même moment, avec les curseurs de chacun visibles. Il n'y a pas de copie à fusionner, donc pas de question sur le fichier qui fait foi.

Le tableur reste utile pour ce qu'il fait très bien : un calcul ponctuel, un budget, une extraction. Le planning, lui, gagne à vivre dans un modèle que l'équipe peut lire sans son auteur.

Trois moments où le tableur montre ses limites

Le projet grossit

Vingt lignes se tiennent dans la tête. Deux cents, non. Dès que les dépendances se croisent, recalculer une date à la main devient une opération à part entière, refaite à chaque changement.

Le fichier change de mains

Départ, congé, réorganisation. Un modèle de projet se reprend ; un classeur avec ses formules et ses conventions implicites se refait. C'est le coût qu'on ne voit jamais venir.

Il faut comparer plusieurs projets

Un fichier par projet, c'est autant de conventions différentes. Rien ne se consolide, la charge de l'équipe ne s'additionne pas, et la vue d'ensemble se refait chaque mois à la main.

Votre date de fin est déjà fixée ? Voir le mode rétroplanning.

Où chacun est le plus fort

Deux outils, deux usages.

Forces d'Excel

  • Déjà installé, déjà payé

    Aucun achat, aucune décision à faire valider. Pour un projet de trois semaines à deux personnes, c'est imbattable.

  • Tout le monde sait l'ouvrir

    Zéro formation, zéro compte à créer. Un fichier s'envoie à un client sans lui demander de s'inscrire nulle part.

  • Une grille accepte tout

    Budget, suivi de facturation, tableau croisé, calcul ponctuel : le tableur fait des choses qu'aucun logiciel de gestion de projet ne fera jamais.

  • Rien à quitter

    Le fichier reste lisible dans dix ans, sans abonnement et sans dépendre d'un éditeur.

Forces d'Orchesia

  • Le projet est modélisé, pas saisi

    Livrables, dépendances et durées forment un réseau. Le chemin critique et les marges en sont déduits, et se recalculent tout seuls.

  • Deux vues pour construire à plusieurs

    Carte mentale et diagramme de dépendances, éditables en simultané. Une réunion de cadrage devient lisible.

  • Un modèle qui se transmet

    La structure est explicite et partagée. Le successeur reprend le projet au lieu de le reconstruire.

  • Portefeuille et charge

    Tous les projets dans la même vue, avec la charge réelle par personne et les absences déclarées.

Un tiers des PME n'utilise aucun logiciel de gestion de projet

Et parmi celles qui en utilisent un, la majorité cherche à en changer.

  • 35 %

    des PME n'utilisent rien d'autre qu'Excel, Outlook ou le papier

    Capterra 2018, 753 personnes, dont 250 en PME et ETI
  • 55 %

    des employés équipés d'un logiciel de gestion de projet cherchent à en changer

    Capterra 2018
  • 2 à 15 %

    seulement des projets appliquent systématiquement une méthode approuvée par la recherche

    PMI, Pulse of the Profession 2018

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Questions fréquentes

Pour la partie planning, oui. Orchesia remplace le classeur de suivi de projet : découpage, dépendances, chemin critique, Gantt et charge de l'équipe. Il ne remplace pas Excel pour ce qui reste du tableur : budget détaillé, calculs financiers, extractions.

Parce que la logique du projet vit dans des formules écrites à la main, connues de leur auteur seul. À chaque nouvelle donnée d'entrée, une tâche, un intervenant, un jalon, il faut retoucher les plages et vérifier que rien n'a glissé. Au bout de quelques mois, maintenir le fichier coûte plus cher que le refaire, et c'est ce qui arrive.

La co-édition fonctionne. Ce qui ne fonctionne pas, c'est qu'un tableur ne sait pas ce qu'est une tâche : plusieurs personnes peuvent éditer la même grille, mais elles éditent des cellules, sans que rien ne se recalcule. Et en pratique, le planning circule encore beaucoup par pièce jointe, ce qui recrée les versions parallèles.

Oui, et c'est important de le dire : avec des colonnes de dates au plus tôt, de dates au plus tard et une formule de marge, un tableur y arrive très bien. Comptez plusieurs heures de construction, une reprise à chaque changement de structure du projet, et un classeur que personne d'autre que vous ne saura maintenir. Dans Orchesia, ce calcul appartient à l'outil et se met à jour à chaque modification de durée ou de dépendance.

Non. Orchesia ne propose aucun import de données, ni CSV, ni Excel, ni MS Project. La reprise se fait en repartant d'un modèle de projet ou en reconstruisant la WBS avec l'équipe, ce qui prend en général moins de temps que de nettoyer un ancien fichier, et fait ressortir ce qui n'y était plus à jour.

Orchesia a un mode rétroplanning : phases et jalons posés depuis la date de livraison, priorisation MoSCoW, puis répartition de la charge cycle par cycle. Voir le logiciel de rétroplanning.

Oui. L'essai dure 30 jours, sans carte bancaire, avec toutes les fonctionnalités.

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