Modèle de matrice des risques Excel : notez avant le traitement, puis après
Probabilité fois impact donne la criticité, et la matrice place chaque risque dans une case colorée. Ce classeur en dessine deux : celle d'avant votre plan d'action, et celle d'après. L'écart entre les deux est la seule preuve que le plan sert.
Fichier .xlsx · 101 Ko · aucune macro

Le principe : une matrice ne sert pas à ranger les risques
Elle sert à décider lesquels méritent qu'on s'arrête dessus.
Une note seule ne dit rien, deux notes hiérarchisent
Un risque très probable mais bénin ne demande pas le même effort qu'un risque improbable qui coûterait le projet. Croiser la probabilité et l'impact règle cet arbitrage en une multiplication, et la matrice le rend lisible d'un coup d'œil.
Un risque mal formulé ne se traite pas
« Risque de retard » n'appelle aucune action. « Si le prestataire sous-estime la charge, la recette glisse de deux semaines, et la mise en production tombe après le gel » en appelle trois. Le classeur sépare la cause, l'événement et la conséquence pour forcer cette précision.
Un plan d'action non mesuré est une intention
La plupart des registres s'arrêtent à l'évaluation initiale, puis listent des actions que personne ne revient vérifier. Renoter chaque risque après traitement change la nature de l'exercice : on voit tout de suite les actions qui ne déplacent rien.
Ce que contient le classeur
Cinq onglets, aucune macro, tout est visible et modifiable. Les cellules de calcul sont verrouillées pour qu'une formule ne parte pas par accident ; les cellules de saisie restent libres.
Deux matrices, avant et après traitement
La même grille cinq par cinq, dessinée deux fois. À gauche vos risques tels qu'ils sont aujourd'hui, à droite tels qu'ils seront une fois les actions faites. Chaque case porte le nombre de risques qu'elle contient et se colore selon vos seuils. Si le nuage ne descend pas vers le bas à gauche, le plan d'action est à refaire, pas à suivre.
Un registre qui note deux fois
Soixante lignes, avec la cause, l'événement et la conséquence séparés, la stratégie de réponse, l'action, le responsable et l'échéance. Puis les mêmes deux notes après traitement. La criticité et le niveau se calculent seuls des deux côtés, et se colorent de la même façon, ce qui rend l'écart lisible ligne par ligne.
Des échelles qui disent ce qu'elles mesurent
Les deux échelles de 1 à 5 sont documentées, pas seulement numérotées : « déjà arrivé sur un projet comparable » pour une probabilité de 3, « une échéance engagée est menacée » pour un impact de 4. C'est ce qui permet à deux personnes de noter à peu près pareil. Les quatre seuils de criticité se modifient, et toute la colorisation suit.
Un tableau de bord qui compte ce qui reste ouvert
Nombre de risques, combien sont élevés ou critiques, criticité moyenne, et la baisse obtenue par le traitement en pourcentage. En dessous, la répartition par niveau avant et après, la charge par catégorie, et les dix risques les plus critiques, classés. Un risque élevé sans action écrite est signalé en rouge dans le registre.
Un registre utile n'est pas un registre long. C'est un registre dont chaque ligne a bougé depuis la dernière revue.
Comment s'en servir
Cinq étapes. La dernière est celle que presque personne ne fait, et c'est celle qui rend les quatre autres utiles.
Les projets échouent avant l'exécution
Parmi les projets qui échouent, les causes les plus citées se situent toutes en amont. Réponses à choix multiples : les pourcentages ne s’additionnent pas.
- 35 %
collecte des besoins inadéquate
PMI, Pulse of the Profession 2018, 4 455 praticiens - 29 %
vision ou objectif inadéquat
PMI, Pulse of the Profession 2018 - 28 %
estimation des coûts inadéquate
PMI, Pulse of the Profession 2018 - 26 %
dépendances entre ressources mal identifiées
PMI, Pulse of the Profession 2018
Où ce classeur s'arrête
Un registre sur tableur tient bien le premier atelier. Ce qui le fait mourir ensuite n'a rien à voir avec Excel : ce sont quatre manques que le format ne peut pas combler.
Le tableur ne sait pas si votre 4 est un 4
Deux personnes évaluent rarement le même risque à l'identique, et aucune formule ne réconcilie cet écart. Les échelles documentées du classeur réduisent la dispersion, elles ne la suppriment pas. Seule une évaluation à plusieurs voix le fait, et c'est une réunion, pas un fichier.
Aucun risque n'est rattaché à une tâche
Vous savez qu'un retard fournisseur est critique, mais pas de combien il décalerait la livraison, ni quelles autres tâches en dépendent. Tant que le projet n'est pas découpé et que les dépendances ne sont pas déclarées, l'impact reste une note sur cinq plutôt qu'un nombre de jours.
Une note révisée écrase la précédente
Quand vous corrigez une évaluation, l'ancienne disparaît. La trajectoire d'un risque, qui monte doucement pendant trois mois avant de survenir, reste donc invisible. Or c'est exactement le signal qu'une revue de risques est censée capter.
Rien ne rappelle qu'il faut le rouvrir
Un registre des risques se périme en quelques semaines. Le classeur n'envoie pas de rappel, ne relance pas les responsables d'action et ne signale pas les échéances passées. C'est une photo, et il faut quelqu'un pour décider de la reprendre.
Aucun de ces quatre points n'est un défaut du modèle. Ce sont les limites de l'exercice mené seul, dans un fichier.
Un registre seul, ou un registre posé sur un projet construit
Le registre seul
Vous savez ce qui peut mal tourner, sans savoir ce que ça coûterait.
- L'impact reste une note de 1 à 5, jamais un nombre de jours
- Aucun risque n'est rattaché à une tâche du planning
- On ignore quelles tâches dépendent de celle qui est menacée
- Impossible de comparer le planning promis à celui d'aujourd'hui
- La revue dépend entièrement de quelqu'un qui y pense
Avec un projet construit dans Orchesia
Le risque cesse d'être une note : il devient un décalage qu'on peut mesurer.
- Le projet est découpé, chaque tâche porte sa durée
- Les dépendances sont déclarées, donc la propagation est calculée
- Le chemin critique dit quelles tâches commandent la date de fin
- Une baseline garde le planning promis, comparable à tout moment
- Un décalage se lit en jours sur le diagramme, pas en ressenti
Vous le faites sur Excel ?
C'est l'outil le plus courant pour un registre des risques, et pour un premier tour il fait le travail. Le fichier part immédiatement après validation, sans confirmation à attendre dans votre boîte mail.
Ce que vous recevez
- Classeur .xlsx de 101 Ko, sans macro, compatible Excel, LibreOffice et Google Sheets
- Cinq onglets : mode d'emploi, paramètres, registre, matrice, tableau de bord
- 60 risques prévus, échelles et seuils modifiables
- Formules visibles, cellules de calcul protégées contre l'écrasement accidentel
Questions fréquentes
Oui, et sans contrepartie au-delà de votre adresse e-mail, qui sert à vous remettre le fichier. Vous n'êtes inscrit à la newsletter que si vous cochez la case prévue pour ça, et le fichier part de la même façon dans les deux cas.
Criticité égale probabilité multipliée par impact, soit un nombre de 1 à 25. Le niveau est le palier dans lequel tombe ce nombre : par défaut faible de 1 à 4, modéré de 5 à 9, élevé de 10 à 14, critique de 15 à 25. Ces quatre bornes se modifient dans l'onglet Paramètres, et toute la colorisation suit, registre et matrices comprises.
Parce que la première note dit ce qui vous menace, et la seconde dit si votre plan d'action y change quelque chose. Un risque critique dont l'évaluation résiduelle reste critique signale une action qui ne traite pas la cause. C'est l'écart entre les deux matrices qui rend l'exercice utile, pas la première.
Éviter, c'est supprimer la cause, quitte à changer le périmètre. Réduire, c'est diminuer la probabilité ou l'impact sans faire disparaître le risque. Transférer, c'est confier la conséquence à quelqu'un d'autre, par un contrat ou une assurance. Accepter, c'est décider de ne rien faire et de l'assumer, ce qui reste une décision et doit s'écrire.
Oui. Les libellés et les repères des deux échelles sont modifiables dans l'onglet Paramètres. Gardez en revanche cinq niveaux : les formules, la matrice et sa colorisation reposent sur une grille cinq par cinq.
Le fichier est un .xlsx classique, sans macro. Il s'ouvre dans Excel, dans LibreOffice Calc et dans Google Sheets. Sur Google Sheets, les mises en forme conditionnelles qui colorent la matrice sont converties, mais l'affichage des deux graphiques du tableau de bord peut différer légèrement.
Uniquement celles qui portent une formule ou un en-tête, pour qu'un copier-coller ne les écrase pas. Toutes les cellules de saisie restent libres : échelles, seuils, listes, et les colonnes du registre. Si vous voulez modifier une formule, la protection s'enlève depuis l'onglet Révision avec le mot de passe « orchesia ».
Non, et autant le dire ici : il n'y a pas de module de gestion des risques dans le logiciel. Ce qu'Orchesia fait, c'est construire le projet que ces risques menacent : découpage, dépendances, chemin critique, baseline. C'est ce qui permet de traduire un impact noté 4 sur 5 en un nombre de jours de décalage.
Pour aller plus loin
Les méthodes derrière l’outil, expliquées en détail.
C'est quoi un risque en gestion de projet ?Un mot employé partout, presque jamais au bon endroit. Ce qui distingue un risque d'un imprévu, d'un aléa ou d'une inquiétude, et comment le formuler.
Comment cadrer un projet efficacement avant son lancementCe qu'un cadrage doit contenir pour qu'une date engagée tienne, et l'ordre dans lequel l'établir.
Pourquoi les projets échouent-ils dès la phase de lancement ?Les causes sont en place avant le premier jour. Le lancement les rend visibles, il ne les crée pas.
C'est quoi l'avant-projet ? Comprendre cette phase clé du cycle de vie d'un projetLa phase où l'on décide du périmètre, des acteurs et de ce sur quoi on s'engage, avant d'ouvrir le planning.
Gérer ses risques ne sert à rien si le projet n'est pas construit.
Sans découpage ni dépendances déclarées, on ignore ce qu'un retard décale vraiment. Découpez, reliez, calculez la date : gratuit sur un projet, sans limite de durée.